Ces villes du Pas-de-Calais où les prix ont bondi jusqu’à +30 % depuis 2020

Par Pulp ImmobilierMis à jour le
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Longtemps considéré comme l’un des départements les plus abordables des Hauts-de-France, le Pas-de-Calais connaît depuis 2020 une forte hausse des prix immobiliers. Dans certaines communes, les prix ont même bondi de plus de +30 % en quelques années. Cette flambée ne concerne plus uniquement le littoral. Des villes comme Saint-Omer, Lens, Arras ou Montreuil-sur-Mer attirent de nouveaux acheteurs séduits par un meilleur cadre de vie, des logements plus spacieux et des prix encore plus accessibles qu’à Lille. Télétravail, effet post-Covid, recherche d’espace et arrivée d’investisseurs : plusieurs facteurs expliquent cette transformation rapide du marché immobilier dans le Pas-de-Calais.

Pourquoi les prix immobiliers augmentent autant dans le Pas-de-Calais ?

Depuis la crise sanitaire, les habitudes des acheteurs ont profondément changé. De nombreuses familles cherchent désormais des logements plus spacieux, avec jardin, terrasse ou environnement plus calme. Le télétravail a également bouleversé les critères de recherche. Beaucoup d’actifs acceptent désormais de vivre plus loin des grandes métropoles à condition de bénéficier d’un meilleur confort de vie.

Le Pas-de-Calais profite pleinement de cette nouvelle dynamique. Situé à proximité de Lille, de Paris via le TGV ou encore de la Belgique, le département attire des acheteurs qui considéraient auparavant ces villes comme trop éloignées.

Le marché immobilier local a également bénéficié d’un effet de rattrapage. Pendant longtemps, certaines communes affichaient des prix particulièrement bas par rapport à leur potentiel. Avec la montée des prix dans les grandes villes françaises, de nombreux investisseurs et primo-accédants se sont tournés vers des secteurs encore accessibles.

Autre élément important : le manque de biens disponibles. Dans plusieurs villes du Pas-de-Calais, l’offre de logements reste limitée alors que la demande augmente fortement. Ce déséquilibre contribue mécaniquement à la hausse des prix au m².

Saint-Omer : l’une des plus fortes hausses du département

Parmi les villes où les prix immobiliers ont le plus progressé depuis 2020, Saint-Omer fait figure de symbole. Certaines estimations évoquent une hausse dépassant les +40 % en quelques années.

La ville attire de plus en plus d’acheteurs séduits par son cadre de vie, son patrimoine historique, ses commerces et sa proximité avec les grands axes routiers. Saint-Omer profite également d’une image de ville plus calme et plus accessible que Lille tout en restant relativement bien connectée.

Côté budget, les prix restent encore attractifs comparés à d’autres villes des Hauts-de-France. En 2026, le prix moyen tourne autour de 2 000 à 2 300 euros du m² selon les quartiers. Une maison familiale avec jardin peut désormais dépasser les 250 000 euros dans les secteurs les plus recherchés, alors qu’un bien similaire se négociait parfois sous les 180 000 euros avant 2020.

Le marché local s’est particulièrement tendu sur les maisons avec extérieur. Les familles recherchant davantage d’espace après le Covid ont fortement contribué à cette hausse immobilière.

Lens et Liévin : des villes encore accessibles malgré la hausse

Le marché immobilier de Lens et Liévin évolue lui aussi rapidement depuis plusieurs années. Longtemps associées à un immobilier très abordable, ces villes profitent aujourd’hui d’un regain d’attractivité.

L’arrivée du Louvre-Lens, les projets de rénovation urbaine et l’amélioration de l’image du secteur ont contribué à attirer de nouveaux profils d’acheteurs. Certains investisseurs voient également un fort potentiel locatif grâce aux prix encore relativement accessibles.

Le télétravail joue ici encore un rôle important. Des actifs travaillant à Lille choisissent désormais Lens ou Liévin afin d’accéder à des maisons plus grandes à des prix encore raisonnables.

Dans ces communes, le budget reste plus abordable que dans une grande partie des Hauts-de-France. À Lens, le prix moyen oscille autour de 1 700 à 2 000 euros du m². Il est encore possible d’acheter une maison de 100 m² avec jardin pour un budget compris entre 160 000 et 220 000 euros selon l’emplacement et l’état du bien.

À Liévin, certains secteurs restent même sous les 1 600 euros du m², ce qui continue d’attirer les primo-accédants et les investisseurs.

Arras : une valeur sûre devenue plus chère

Arras confirme son statut de ville particulièrement recherchée dans le Pas-de-Calais. Son centre historique, sa qualité de vie, ses écoles et sa gare TGV séduisent autant les familles que les cadres en télétravail.

Depuis 2020, les prix immobiliers y ont fortement progressé, notamment dans les quartiers les plus recherchés du centre-ville et autour de la gare. Les appartements anciens rénovés et les maisons familiales restent particulièrement demandés.

Cette attractivité a fortement fait grimper les budgets nécessaires pour acheter dans la ville. En moyenne, les prix se situent désormais entre 2 700 et 3 300 euros du m² dans les secteurs les plus recherchés. Pour une maison familiale bien située, les budgets dépassent régulièrement les 350 000 euros, voire davantage dans certains quartiers du centre.

Arras attire aussi des acheteurs venant directement de la métropole lilloise. Pour certains ménages, la ville offre un meilleur compromis entre qualité de vie, accessibilité et prix immobiliers, même si le marché devient progressivement plus tendu.

Montreuil-sur-Mer et le littoral séduisent toujours plus

Le littoral du Pas-de-Calais continue également de voir ses prix progresser fortement. Montreuil-sur-Mer, Wimereux, Le Touquet ou encore certaines communes proches de Boulogne-sur-Mer profitent d’une demande toujours soutenue.

La recherche de résidences secondaires, le tourisme et le télétravail expliquent en grande partie cette tendance. Depuis la pandémie, de nombreux acheteurs souhaitent vivre à proximité de la mer tout en restant dans des secteurs encore plus abordables que certaines stations balnéaires très connues.

Mais les budgets augmentent rapidement. À Montreuil-sur-Mer, les prix dépassent désormais fréquemment les 3 000 euros du m² dans les secteurs les plus recherchés. Les maisons de charme ou les biens rénovés atteignent parfois 400 000 à 500 000 euros.

Sur la côte, la situation est encore plus marquée. Au Touquet, certains biens dépassent largement les 8 000 euros du m², tandis que Wimereux connaît également une forte pression immobilière avec des prix qui dépassent régulièrement les 4 500 euros du m² pour les biens proches de la mer.

Le marché du bord de mer attire de nombreux investisseurs cherchant à développer des locations saisonnières, ce qui contribue aussi à réduire l’offre disponible pour les habitants locaux.

Le Pas-de-Calais est-il encore abordable en 2026 ?

Malgré cette forte hausse immobilière, le Pas-de-Calais reste globalement plus accessible que de nombreux autres départements français. Cependant, les écarts entre les villes se creusent progressivement.

Certaines communes autrefois très accessibles deviennent désormais plus difficiles d’accès pour les habitants locaux. Les jeunes ménages et les primo-accédants doivent parfois s’éloigner des centres-villes ou revoir leurs critères de recherche.

À l’inverse, certaines villes moins médiatisées offrent encore de belles opportunités. Des secteurs autour de Béthune, Bruay-la-Buissière ou encore certaines communes rurales du département conservent des prix relativement abordables malgré la hausse générale. Dans plusieurs de ces communes, il reste possible de trouver des maisons autour de 150 000 à 200 000 euros, un niveau devenu rare dans d’autres régions françaises.

Quelles tendances pour l’immobilier dans le Pas-de-Calais en 2026 ?

Le marché immobilier du Pas-de-Calais devrait continuer à évoluer dans les prochaines années, même si les hausses spectaculaires observées après 2020 pourraient progressivement ralentir.

Le télétravail continue de soutenir l’attractivité des villes moyennes. Les acheteurs recherchent davantage de qualité de vie, d’espace et un meilleur équilibre entre prix et confort.

Les communes bien desservies par le train ou les grands axes routiers devraient continuer à attirer de nouveaux habitants. Le littoral reste également un secteur très recherché malgré des prix désormais plus élevés.

En parallèle, la hausse des taux d’intérêt et les difficultés d’accès au crédit pourraient freiner certains acheteurs. Cette situation pourrait progressivement stabiliser le marché dans certaines villes du département.

Un marché immobilier qui change profondément

Le Pas-de-Calais n’est plus seulement un département immobilier “abordable”. Depuis 2020, plusieurs villes connaissent une transformation spectaculaire avec des hausses de prix parfois comparables à des marchés beaucoup plus tendus.

Saint-Omer, Lens, Arras ou encore certaines communes du littoral illustrent parfaitement cette nouvelle dynamique. Télétravail, recherche de qualité de vie, manque de biens et arrivée de nouveaux acheteurs redessinent progressivement le marché immobilier local.

Malgré cette hausse, le département conserve encore de réelles opportunités pour les acheteurs et investisseurs capables d’anticiper les évolutions du marché. Une chose semble désormais certaine : le Pas-de-Calais attire de plus en plus, et cette attractivité transforme durablement son immobilier.

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