Vous venez d’acheter : voici ce que coûtent vraiment cuisine, salle de bain et sols

Par Pulp ImmobilierMis à jour le
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vous venez d acheter voici ce que coutent vraiment cuisine salle de bain et sols

Le prix moyen d'une cuisine équipée posée s'établit autour de 9 400 € en 2026, dans une fourchette allant de 2 500 à 25 500 € selon les cuisinistes consultés. Ajoutez une salle de bain refaite et les sols de trois pièces, et vous dépassez couramment 25 000 € sur un appartement ancien de 70 m².

Ces trois postes absorbent l'essentiel du budget travaux d'une acquisition dans l'ancien, loin devant la peinture ou les portes intérieures. Ils partagent aussi une caractéristique gênante : leur prix affiché ne correspond presque jamais au montant final, parce que le devis initial ignore la dépose, le ragréage et les reprises de réseaux.

Les fourchettes qui suivent sont des ordres de grandeur relevés auprès de professionnels en 2026, pas des statistiques officielles. Elles servent à cadrer un budget avant de demander des devis, et à repérer la ligne manquante dans celui que vous avez déjà reçu.

La cuisine, de 2 500 à 25 000 € selon la gamme retenue

Une cuisine d'entrée de gamme, meubles standard et électroménager basique, se situe entre 2 500 et 4 500 € pose comprise. Le milieu de gamme couvre une plage très large, de 4 500 à 12 000 €, avec un budget de 8 000 à 15 000 € pour un aménagement complet sur 10 à 12 m². Le haut de gamme démarre autour de 12 500 € et monte à 25 000 €, davantage sur du sur-mesure.

La pose seule représente 15 à 20 % du prix de la cuisine, soit 500 à 4 000 € selon la complexité. Un plan de travail en pierre ou en céramique impose une prise de cotes après pose des meubles, donc un second passage et un délai de deux à trois semaines.

L'électroménager pèse lourd dans ces écarts. Il sort du champ de la TVA réduite, point développé plus bas, et il se remplace tous les dix à quinze ans alors que les caissons durent le double. Beaucoup d'acheteurs arbitrent en conservant les meubles existants et en changeant portes, plan de travail et appareils.

Plomberie et électricité, les reprises que le devis cuisine ignore

Déplacer un évier suppose de reprendre l'alimentation et l'évacuation, avec une pente d'écoulement à respecter. Ce chantier de plomberie se compte en centaines d'euros dans une cuisine de plain-pied, davantage dès qu'il faut casser une chape ou traverser un mur porteur. Le cuisiniste ne le chiffre pas : il livre et pose des meubles.

Un logement construit avant 1975 dispose rarement des circuits attendus aujourd'hui. La norme en vigueur prévoit six prises minimum dans une cuisine, dont quatre au-dessus du plan de travail, plus des circuits spécialisés dédiés aux appareils de forte puissance. Une mise en conformité partielle se chiffre couramment entre 1 000 et 3 000 € selon les électriciens consultés.

Faites établir ces deux devis avant de signer la cuisine, pas après. L'ordre inverse conduit à découvrir le surcoût quand les meubles sont déjà commandés et le calendrier bloqué. Le même raisonnement vaut sur les appartements anciens à Lens, où les colonnes d'évacuation communes limitent parfois le déplacement du point d'eau.

La salle de bain, 900 à 2 000 €/m² pour une rénovation complète

Une rénovation complète de salle de bain se situe entre 900 et 2 000 €/m² pose incluse en 2026, soit 4 500 à 10 000 € tout compris sur une pièce de 5 m². Le montant couvre la dépose, la plomberie, l'électricité, le carrelage mural et au sol, les sanitaires, le meuble vasque et la ventilation.

La faïence murale reste un poste sous-estimé. La pose seule d'un carrelage se facture 25 à 65 €/m² de main-d'œuvre, et la fourniture comprise porte l'ensemble à 50 à 190 €/m² selon le format et la qualité choisis. Les grands formats et les poses en diagonale se situent dans le haut de ces fourchettes.

La ventilation conditionne la durée de vie du chantier. Une salle de bain sans extraction efficace voit ses joints noircir en deux hivers et son plafond se décoller. Le remplacement d'une bouche par un modèle hygroréglable, qui module son débit selon l'humidité, reste un chantier modeste comparé à la reprise d'un plafond moisi.

De la baignoire à la douche à l'italienne, 2 200 à 7 650 €

Le remplacement d'une baignoire par une douche à l'italienne se chiffre entre 2 200 et 7 650 € selon les installateurs consultés en 2026. La douche seule, receveur extra-plat ou receveur carrelé, évacuation et étanchéité comprises, se situe entre 1 500 et 5 000 €. Le reste correspond à la dépose, à la reprise du sol et à la faïence.

La contrainte technique tient à l'évacuation. Une douche de plain-pied exige une hauteur de chape suffisante pour loger le siphon et la pente, ce qui est rarement acquis dans un appartement ancien sur plancher bois. Les installateurs proposent alors un receveur extra-plat surélevé de quelques centimètres, solution moins coûteuse et plus rapide.

Ce chantier peut relever de MaPrimeAdapt', l'aide dédiée à l'adaptation du logement au vieillissement et au handicap, qui couvre une part importante de la dépense selon l'âge et les ressources du demandeur. Le dossier se monte avant travaux, avec un accompagnement obligatoire, comme pour les aides à la rénovation énergétique.

Les sols, 20 à 190 €/m² posés, dépose et ragréage en supplément

Le parquet stratifié flottant revient à 20 à 50 €/m² posé, la fourniture représentant 10 à 40 €/m² et la pose 20 à 40 €/m². Le contrecollé, dont la couche d'usure en bois noble se ponce une à deux fois, se situe entre 95 et 151 €/m² fourniture et pose comprises. Le sol PVC en lames ou en rouleau reste le moins cher, à 25 à 65 €/m² posé.

Le carrelage couvre la plage la plus large, de 50 à 190 €/m² fourniture et pose, avec un grès cérame courant autour de 80 à 120 €/m². Son avantage tient à sa durée de vie et à sa compatibilité avec un plancher chauffant, son inconvénient au coût de dépose le jour où vous changez d'avis.

Deux lignes manquent presque toujours au devis. La dépose de l'ancien revêtement ajoute 5 à 15 €/m², et le ragréage, cette couche de mortier autolissant qui rattrape les défauts du support, 5 à 20 €/m² selon l'état du sol. Sur 60 m², ces deux postes représentent 600 à 2 100 € qui n'apparaissaient nulle part au moment de la signature.

TVA à 10 %, pose personnelle et ce qui revient à la revente

Les travaux d'amélioration et d'aménagement bénéficient de la TVA à 10 % dès lors que le logement est achevé depuis plus de deux ans à la date de démarrage du chantier et qu'il est affecté à l'habitation. La rénovation énergétique descend à 5,5 %. L'entreprise doit fournir et poser le matériel, et vous lui remettez une attestation avant facturation.

Cet avantage disparaît si vous achetez vous-même les matériaux. Sur un chantier de sols de 60 m² à 3 000 € de fourniture, l'écart entre 20 et 10 % de TVA représente 250 € environ, à mettre en face du coût de la main-d'œuvre économisée. Le gros électroménager et le mobilier restent taxés à 20 % même posés par un professionnel.

Aucune statistique publique ne mesure poste par poste ce qui se récupère à la revente. L'observation des transactions montre une hiérarchie constante : ce qui touche à l'étiquette énergétique et à la structure pèse sur le prix, ce qui touche au goût pèse sur le délai de vente. Une cuisine récente et neutre rassure, une cuisine très personnalisée n'ajoute rien.

Avant d'engager 25 000 €, faites estimer le bien dans son état actuel et comparez avec les logements rénovés en vente sur le même quartier. L'écart entre les deux valeurs donne le montant maximal qu'il reste rationnel d'investir. Les conseillers de nos agences constatent que cet écart varie fortement d'une commune à l'autre des Hauts-de-France, et il se resserre nettement sur les secteurs où le prix médian plafonne.

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