Colocation dans le 62 : quelles villes offrent le meilleur rendement ?

Par Pulp ImmobilierMis à jour le
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Colocation dans le 62 : quelles villes offrent le meilleur rendement ?

Avec l’augmentation des prix de l’immobilier dans les grandes métropoles, de plus en plus d’investisseurs se tournent vers des départements plus accessibles, comme le Pas-de-Calais (62), pour y développer des projets de colocation. Rentabilité attractive, fiscalité avantageuse, demande locative soutenue… le potentiel est bien réel, à condition de cibler les villes les plus porteuses.

Pourquoi la colocation reste une stratégie rentable en 2025 ?

Alors que l’accès à la propriété devient plus complexe pour les jeunes actifs, les étudiants ou les salariés en mobilité, la colocation se positionne comme une solution gagnant-gagnant. Elle permet aux locataires de réduire leur budget logement, tout en offrant aux propriétaires des loyers cumulés plus élevés qu’une location classique.

Dans le Pas-de-Calais, les prix d’achat restent inférieurs à ceux observés dans le Nord ou en Île-de-France. Cette barrière à l’entrée plus faible permet d’envisager des rendements nets supérieurs à 7 %, voire 9 % dans certains cas, notamment en optant pour des biens à rénover divisés en plusieurs chambres.

Quel profil locatif pour la colocation dans le 62 ?

La demande en colocation dans le département se concentre autour de trois profils principaux : 

  1. Étudiants dans les villes universitaires comme Arras ou Lens, attirés par des loyers accessibles et une vie en communauté.
  2. Jeunes actifs ou salariés en mission dans les bassins d’emploi de Béthune, Liévin ou Calais.
  3. Travailleurs frontaliers dans la partie nord du département, notamment vers Ardres et Guînes, proches de l’A16 et de la frontière belge.

Quelles villes offrent les meilleurs rendements en colocation ?

Pour maximiser votre rentabilité, il faut croiser prix au m², niveau de la demande et taux de vacance locative. Voici les villes les plus prometteuses pour un projet de colocation dans le 62 : 

Lens : une valeur sûre à fort potentiel

Ancienne ville minière reconvertie, Lens attire par ses prix d’achat encore bas (autour de 1 500 €/m²) et une population jeune, notamment grâce à l’université et à l’antenne de la fac de droit. Un appartement de 90 m² peut être aménagé en 3 ou 4 chambres, avec une rentabilité brute autour de 9 %, surtout dans les quartiers proches de la gare ou du centre-ville.

Arras : plus chère, mais très recherchée

Arras affiche des prix moyens proches de 2 200 €/m², mais reste une ville étudiante dynamique avec de nombreux pôles d’enseignement supérieur. La demande en colocation y est stable et bien solvabilisée. Les loyers sont plus élevés, notamment pour des chambres bien situées dans le centre historique ou proche de la Citadelle. Rentabilité moyenne : 6 à 7 % brut.

Béthune : un marché accessible et sous-exploité

Avec des prix autour de 1 300 €/m², Béthune offre un excellent ticket d’entrée pour les investisseurs. La présence de plusieurs écoles et entreprises permet de viser un public de jeunes actifs. Il est possible d’atteindre une rentabilité brute de plus de 8 %, surtout avec des biens bien agencés proches des transports.

Calais : à considérer avec prudence

Ville au double visage, Calais présente des opportunités avec des prix très bas (environ 1 200 €/m²), mais aussi un risque locatif plus élevé. La colocation y est viable uniquement dans les quartiers résidentiels bien desservis, avec une bonne gestion sur place. Rendement possible : jusqu’à 10 % brut, mais avec un risque de vacance plus marqué.

Liévin, Hénin-Beaumont, Saint-Omer : des options secondaires à étudier

Ces villes offrent des prix d’entrée attractifs, souvent sous les 1 400 €/m². Leur potentiel dépend fortement de la proximité avec les axes routiers, des écoles et de la qualité du bien proposé. La demande existe, mais elle nécessite un positionnement précis (logement tout inclus, décoration soignée, services).

Quels types de biens privilégier pour une colocation rentable ?

L’idéal est de parti sur un T4 ou T5 d’au moins 80 m², avec une pièce de vie commune spacieuse, des chambres de tailles équilibrées et au moins une salle de bain pour trois locataires. Les biens avec travaux sont à privilégier, car ils permettent d’optimiser l’agencement, d’intégrer une bonne isolation phonique et de valoriser les loyers.

Une seule liste à retenir ici pour maximiser votre projet : 

  • Choisir une ville à forte de demande locative étudiante ou active
  • Privilégier un bien desservi (gare, bus, commerce)
  • Rénover et meubler avec soin pour créer un espace agréable
  • Proposer un bail individuel pour chaque locataire
  • Intégrer les charges dans le loyer pour plus de lisibilité
  • Travailler avec conciergerie ou un gestionnaire local si vous êtes à distance

Faut-il passer en LMNP ou en SCI pour optimiser fiscalement ?

Le statut de Louer Meublé Non Professionnel (LMNP) est le plus utilisé pour les projets de colocation. Il permet de bénéficier d’un amortissement du bien, réduisant fortement l’imposition sur les loyers. Pour les projets plus importants (plusieurs colocations ou immeubles), la SCI à l’IS peut être pertinente, notamment pour une gestion patrimoniale à long terme.

Quel est le ticket d’entrée minimum pour se lancer dans le 62 ?

Avec un budget de 120 000 à 140 000 €, il est possible d’acheter un bien de 90 m² à Lens ou Béthune, puis d’investir 20 000 à 30 000 € dans une rénovation complète. Le coût global reste très inférieur à ce que vous paieriez pour un studio à Lille ou Bordeaux, tout en offrant des revenus locatifs mensuels compris entre 1 000 et 1 500 €.

La colocation dans le 62 constitue une opportunité sérieuse pour les investisseurs à la recherche de rendement locatif élevé avec une mise de départ raisonnable. À condition de choisir les bonnes villes, de proposer un logement qualitatif et de gréer le projet avec professionnalisme, ce type d’investissement peut générer un cashflow positif dès la première année.

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