15/10/2026
Quel bilan pour les prix entre 2021 et 2025 ?
Sur cinq ans, les prix ont peu bougé dans les deux départements, mais le nombre de ventes a chuté avant de repartir en 2025. Notre analyse des données DVF (base publique des ventes immobilières, ventes d'un seul logement) le montre.Nord et Pas-de-Calais
- Nord : maison médiane à 175 000 € en 2025 (170 000 € en 2021), appartements à 2 766 €/m² (2 800 €).
- Pas-de-Calais : maison médiane à 157 000 € en 2025 (149 000 € en 2021), appartements à 2 306 €/m² (2 229 €).
- Volumes : dans le Nord, 38 462 ventes en 2021, 26 609 en 2024 (−31 %), puis 31 010 en 2025 (+16,5 %) ; dans le Pas-de-Calais, 20 184, 14 511, puis 15 552 (+7,2 %).
Grandes villes
Les écarts locaux sont nets : les maisons reculent dans la métropole lilloise et à Lens, quand le littoral et Arras progressent.| Ville | Maison, prix médian 2024-2025 | Évolution vs 2021-2022 | Appartement, prix médian au m² 2024-2025 | Évolution vs 2021-2022 |
| Lille | 203 000 € |
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3 700 € |
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| Roubaix | 113 500 € |
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1 930 € |
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| Douai | 145 000 € |
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1 560 € |
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| Lens | 120 000 € |
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1 650 € |
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| Béthune | 128 700 € |
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1 720 |
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| Arras | 175 400 € |
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2 450 € |
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| Dunkerque | 180 000 € |
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2 220 € |
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| Calais | 130 000 € |
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2 000 € |
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| Boulogne-sur-Mer | 140 000 € |
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1 660 € |
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Que disent les notaires pour 2026 ?
Les notaires de France décrivent un marché stabilisé, aux volumes qui marquent le pas. Au 1er octobre 2026, leurs derniers chiffres, publiés le 23 juillet, portent sur le 1er trimestre 2026.- En province, les prix des logements anciens sont stables sur un an au 1er trimestre 2026 (0 %), après +1,2 % au 4e trimestre 2025.
- Les ventes de logements anciens sur douze mois passent de 958 000 à fin février 2026 à 949 000 à fin mai.
- D'après les avant-contrats (promesses et compromis signés), les prix seraient quasi stables sur un an à fin juillet 2026 en France métropolitaine (−0,6 % ; maisons −0,9 %, appartements −0,3 %).
Crédit : que change la remontée des taux ?
Le crédit redevient plus cher, ce qui réduit la capacité d'achat. La Banque centrale européenne a relevé deux fois ses taux en 2026 : celui de la facilité de dépôt est passé de 2 % à 2,25 % le 17 juin, puis à 2,50 % le 16 septembre. Selon la Banque de France, le taux moyen des nouveaux crédits à l'habitat est passé de 3,21 % en mai à 3,30 % en juillet 2026 (publication du 7 septembre). Les seuils de l'usure, révisés chaque trimestre et dernièrement au 1er octobre 2026, plafonnent le TAEG, le coût total du prêt incluant assurance et frais. Prenons l'exemple d'un ménage qui emprunte 150 000 € sur 25 ans pour une maison à Béthune (prix médian de 128 700 € en 2024-2025, plus frais et travaux). À 3,30 %, la mensualité hors assurance atteint 735 €. À 3,80 %, elle passe à 775 €, soit environ 12 100 € de plus sur la durée du prêt. À mensualité égale, la somme empruntable tombe à environ 142 200 €.Quels facteurs pèseront sur les prix en 2027 ?
Au-delà des taux, cinq facteurs compteront :- Inflation : 3,0 % sur un an en septembre 2026 selon l'estimation provisoire de l'INSEE, ce qui n'incite pas la BCE à baisser ses taux.
- DPE (diagnostic de performance énergétique) : location interdite aux logements G depuis 2025, aux F à partir de 2028 ; au 1er janvier 2027, un arrêté du 19 août 2026 abaisse de 1,9 à 1,7 le coefficient de l'électricité, ce qui pourra améliorer le classement de logements chauffés à l'électricité.
- Élection présidentielle : prévue au printemps 2027, elle peut inciter des ménages à attendre.
- Frais de notaire : les droits de mutation, qui en forment l'essentiel dans l'ancien, dépendent en partie des départements, et la loi de finances pour 2027 reste à débattre.
- Pouvoir d'achat : l'INSEE mesure une croissance nulle au 2e trimestre 2026 et un chômage à 8,3 %.